Montpellier, le 05 février 2009
Jean-Louis BOUSQUET
Président
Groupe Communiste et Citoyen
Conseiller Municipal de Béziers
« Couderc déraille »
Avant même que le débat public sur la ligne grande vitesse Montpellier-Perpignan ne s’engage, Raymond Couderc entend en tirer les conclusions : « Une gare TGV doit être créée à Béziers Est ». Entendez près d’Agde. Et demande à la communauté d’agglomération de s’engager avec lui sur cette question.
Une décision qui évidemment ne peut que soulever l’ire des voisins audois qui veulent la dite gare chez eux. Le débat public va t’il tourner court avec la guerre des « gares » ! C’est d’autant plus absurde que la réalisation de la ligne à grande vitesse dans des délais acceptables est très loin d’être acquise.
A grand renfort de publicité le gouvernement vient d’annoncer un soit disant plan de relance de mille projets. Une de ses caractéristiques est qu’il n’y a rien ou quasiment rien de nouveau pour le Languedoc-Roussillon. Le contournement ferroviaire grande vitesse Nîmes-Montpellier y figure pour des acquisitions de terrains et des études.
Voilà où nous en sommes en 2009 alors que la ligne historique sursaturée ne peut plus absorber l’afflux de trafic. Le contournement Nîmes-Montpellier qui devrait être la première tranche de grande vitesse permettant de relier Nîmes-Perpignan est donc d’assurer la liaison grande vitesse entre l’Europe du Nord et la péninsule ibérique est en toute petite vitesse.
La dizaine de parlementaires UMP de notre région, avec en tête Raymond Couderc, est évidemment complice d’une telle inertie. Rien n’est plus urgent que de voir les forces vives de notre région exiger l’engagement effectif des travaux du contournement puis de la ligne Montpellier-Perpignan. Notre pays, notre région ont besoin d’un vrai plan de relance, la LGV doit en faire partie.
Quant à la réflexion sur le caractère de la ligne (voyageurs, fret, ou mixité), le tracé, les gares, il doit s’engager en toute sérénité. Une question doit être au centre : Comment la LGV peut-elle concourir au développement durable de nos cités et de nos territoires? Le doublement systématique des gares historiques par des gares TGV très onéreuses et excentrées ne peut pas être retenu a priori.
L’heure est donc à la réflexion et à l’action collective unie, plutôt que de dresser les communes les unes contre les autres.
Jean-Louis BOUSQUET